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Engagé, proche de ses collègues, de ses amis, de sa famille, passionné par les sciences, les arts, le syndicalisme, l’écologie… et la photo, à condition qu’elle soit argentique. De Jean-Marc, nous avons tous largement apprécié les qualités humaines, le contact simple mais entier, et compris son très grand sens collectif.
Jean-Marc a passé beaucoup de son temps, de ses réflexions, de son énergie à l’université des sciences de Montpellier. Il s’y est engagé pour la cause étudiante aux côtés de ses camarades pendant ses années d’études. Après la soutenance de sa thèse de 3ème cycle en 1985, il a intégré en tant que chercheur CNRS le laboratoire de physicochimie des systèmes polyphasés alors dirigé par le professeur B. Brun. Tout en militant pour la défense de la Recherche publique et de l’Université, il a mené des recherches sur la thermodynamique des phénomènes interfaciaux qui lui ont permis d’obtenir un doctorat de l’université de Montpellier en 1991 et une habilitation à diriger des recherches en 1997. Il était impliqué dans la vie du CNRS, notamment comme membre du Conseil Scientifique de l’organisme. Parmi ses engagements, on retiendra ici qu’il a défendu la position de la chimie et plus largement de l’université sur la place montpelliéraine, pour qu’elle y ait toute sa place.
Jean-Marc s’est attaché avec beaucoup de conviction et d’exigence à faire partager la discipline qu’il aimait et pratiquait, la thermodynamique, discipline délaissée s’il en est. Avec beaucoup de pédagogie et de patience, il aurait pu en parler des heures, toujours avec passion, aux étudiants comme aux chercheurs ou aux néophytes.
Il s’intéressait aussi à bien d’autres choses et tout particulièrement la danse, le théâtre et sa commune sur le Causse. Avec une approche à la fois sincère, ironique, et parfois rebelle, il était toujours prêt à partager ses connaissances, sa culture, et sa vision du monde.
Jean-Marc nous laisse avec beaucoup de chaleureux souvenirs et nous aurions aimé continuer plus longtemps notre route avec lui. |